18/02/2026
Revenir sur un vin, c’est prendre le temps de ressentir ses arômes et de les mémoriser, pour emmagasiner ses sensations et dialoguer avec le terroir ainsi qu’avec le savoir-faire du vigneron. Parce que oui, la répétition est essentielle pour développer sa mémoire olfactive et affiner ses perceptions.
Déguster un vin une seule fois, c’est comme regarder un film en avance rapide : on perçoit les images, mais on en saisit à peine la richesse et les détails, sans compter que l’on ne comprend plus rien à son histoire et à sa philosophie. Déguster plusieurs fois un même vin, c’est prendre le temps de ressentir ses arômes et de les mémoriser, pour emmagasiner ses sensations et dialoguer avec le terroir ainsi qu’avec le savoir-faire du vigneron. Parce que oui, la répétition est essentielle pour développer sa mémoire olfactive et affiner ses perceptions.
Ici, nous découvrons comment le premier contact avec un vin fait réagir nos émotions et nos souvenirs, sans qu’on ait même besoin d’y penser.
Lorsqu’un vin arrive au nez, notre cerveau réagit avant même que nous puissions identifier les arômes. Ainsi, l’information olfactive passe directement par les centres émotionnels, déclenchant un ressenti immédiat. Paf, c'est à ce moment qu'on dit : j’aime ou je n’aime pas.
Le neurobiologiste Gabriel Lepousez rappelle que l’olfaction est directement liée à la mémoire et aux émotions. Cette première rencontre est donc essentiellement hédonique et instinctive.
La première dégustation est un moment d’acquisition : le cerveau enregistre :
Mais ces souvenirs restent fragiles au début : le cerveau ne les retient pas toujours parfaitement la première fois. C’est comme apprendre un nouveau mot dans une langue étrangère : si on ne le répète pas, on l’oublie rapidement. Regoûter un vin plusieurs fois permet de renforcer ces impressions, d’ancrer les arômes dans la mémoire, et de mieux se souvenir de ce que l’on a perçu.
Déguster un vin, c’est l’écouter, le sentir, le comprendre. Le boire pour le plaisir, c’est juste en profiter. Les deux façons sont chouettes, mais chacune raconte quelque chose de différent.
Déguster un vin n’est pas seulement le boire : c’est observer, analyser et mémoriser. Vous le savez tous maintenant, la dégustation mobilise :
Alors, un parfum ou une gorgée devient un apprentissage actif. En dégustant, on commence par observer les couleurs et la brillance du vin, puis à sentir ses arômes, pour repérer les fruits, les épices, ou les notes plus subtiles. Ensuite, en bouche, on ressent la texture, les tannins, l’acidité, la longueur. Ainsi, le cerveau compare ces sensations avec ce qu’il a déjà mémorisé depuis sa plus tendre enfance voir même depuis qu'il était dans le ventre de sa mère. Petit à petit, ces impressions se structurent dans la mémoire, et on devient capable de retrouver et d’identifier ces arômes plus facilement lors des dégustations suivantes.
C'est pourquoi pour progresser plus rapidement, il existe des cours de dégustation adaptés à tous les niveaux. On y apprend à sentir et nommer les arômes, à comprendre la structure d’un vin, ou encore à associer les sensations à des terroirs et des cépages. Certains ateliers sont thématiques, centrés sur les 5 saveurs tandis que d’autres sont plus techniques, pour développer l’ensemble des compétences sensorielles.
Boire un vin pour accompagner un repas relève de la consommation. Ici, le plaisir est direct et instinctif : on savoure le vin pour ce qu’il apporte immédiatement à nos sens. Cette expérience ne demande pas d’analyse ou de mémoire, mais elle a toute sa valeur : elle est conviviale, chaleureuse et partagée avec ceux qui sont autour de la table. Un vin choisi pour le repas peut sublimer les mets, faire ressortir des saveurs, créer des contrastes ou des harmonies avec les plats. Même sans chercher à identifier chaque arôme ou à mémoriser les sensations, ce moment de dégustation reste un acte de plaisir, de lien et de découverte
Aujourd’hui, le vin est relégué à l'abus d'alcool est dangereux pour la santé. Sauf que c'est un rare produit qui devrait être perçu comme une œuvre sensorielle. Tout simplement puisqu'il raconte son terroir dans une simple gorgée de vin, on y lit :
Le vin porte aussi la signature de celui ou celle qui l’élabore. Les choix de vinification, l'expertise lors des fermentations et la patience des élevages dans les chais se décrivent subtilement dans une dégustation. D’où l’importance de Déguster ! De ce fait c’est lire le vin comme un dialogue entre le lieu et son artisan, et associer les sensations à la vision de celui qui l’a façonné.
La dégustation devient ainsi un acte à la fois sensoriel, culturel et émotionnel. Le vin raconte son histoire : celle de son terroir et de son créateur. L’expérience est plus profonde que l’émotion immédiate : c’est une connexion avec le lieu et la personne derrière le vin.
La mémoire olfactive ne s’imprime pas instantanément. Les neurosciences montrent que pour qu’un souvenir devienne durable, il doit passer par la phase de consolidation, renforcée par le rappel régulier des expériences. Par conséquent regoûter un vin active les circuits neuronaux, clarifie les arômes et permet de structurer la mémoire sensorielle.
Vous ne le savez peut être pas mais le vin change en fonction de :
C’est pour cette raison que la dégustation de vin affine :
La répétition permet de nommer les arômes, comprendre la structure et verbaliser le ressenti. Ce n’est pas la mémoire brute qui fait l’expert, mais sa capacité à retrouver et organiser les informations olfactives. C’est ce qui explique que chaque nouvelle dégustation crée des connexions multisensorielles améliorent le rappel et la précision lors de futures dégustations.
Même après la dégustation, le cerveau continue de travailler. Pendant le sommeil, il rejoue les expériences et renforce les circuits neuronaux associés aux arômes et aux émotions. D’où l’importance de dormir entre deux dégustations pour clarifier la perception des arômes ainsi que renforcer la mémoire sensorielle afin de gagner en précision et en confiance.
Comme un muscle, la mémoire se fortifie à force d’entraînement. Déguster plusieurs fois un même vin, apprend à reconnaître ses subtilités techniques. On perçoit rapidement si le vin a subi une thermovinification pour extraire une certaine matière colorante, si la fermentation malolactique a été bien maîtrisée, si les acides sont équilibrés, si les tannins sont fins et intégrés, ou si le vin présente des défauts comme une réduction ou un goût de bouchon. Ce n’est pas seulement une question d’arômes : la structure, la longueur en bouche, l’acidité, la densité des tanins et l’harmonie globale sont autant de signaux pour distinguer un vin fragile d’un vin bien construit.
Même un vin orné de médaille sur son étiquette ne garantit pas une expérience identique à chaque dégustation. Selon le moment où il est dégusté, selon la température, l’ouverture de la bouteille, ou même l’état d’esprit du dégustateur, un vin peut révéler des facettes totalement différentes. Un même millésime peut paraître plus frais, plus rond, ou plus fermé d’une gorgée à l’autre, et ce, indépendamment de son âge ou de sa réputation. Les médailles témoignent d’une qualité reconnue à un moment donné, mais la perception d’un vin reste profondément personnelle et changeante, modulée par la mémoire, l’émotion, la forme du dégustateur et les conditions de dégustation. C’est pourquoi revenir sur un vin, même un vin primé, est essentiel pour comprendre sa complexité et saisir toutes les nuances qu’il peut offrir au fil des années.
Pour apprécier pleinement un vin et revenir dessus avec attention, le choix du verre est déterminant. Il n’existe pas qu’un simple récipient : c’est un outil qui façonne la perception des arômes, de la structure et de la tenue du vin dans le temps.
Même avec le meilleur vin, un verre inadapté peut masquer des nuances, limiter la rétro-olfaction ou donner une impression faussée de la longueur en bouche. À l’inverse, un verre bien choisi amplifie les nuances rendant la répétition des dégustations plus riche et plus précise.
Parmi les classiques, le verre INAO reste une valeur sûre : son calice en tulipe fermée concentre les arômes et permet une dégustation ciblée. Idéal pour observer la couleur, l’intensité aromatique et le premier bouquet d’un vin, il reste un outil fiable pour les amateurs et les professionnels. Mais selon la morphologie due votre nez, il n'est pas adapté. Partez sur le verre Œnologue Expert Expert Chef & Sommelier lui a été conçu pour que sa forme en goutte d’eau et son ouverture étudiée permettent au nez et à la bouche de percevoir simultanément les arômes, les tanins et l’acidité.
Le geste compte également : tenir le verre par le pied ou la jambe évite de réchauffer le vin et permet de mieux observer sa couleur et sa brillance. Le choix du verre transforme la dégustation en apprentissage, qu’il s’agisse de reconnaître un vin jeune ou de suivre la progression d’une cuvée de garde.
Mais la dégustation ne se limite pas à l’observation ! Prélever une petite gorgée, la faire circuler sur les papilles gustatives de la langue et des joues ainsi que sur le fond de la bouche, puis la recracher pour sentir toutes les subtilités sans en être saturé.
Revenir sur un vin dans le temps est un véritable apprentissage sensoriel. Pour en profiter pleinement, il est utile de prévoir quelques bouteilles et de planifier vos dégustations.
Idéalement, achetez au moins deux à trois bouteilles du même vin :
Vous pouvez aussi garder une bouteille quelques mois voire plusieurs années pour noter comment le vin se transforme avec le temps.
Laissez quelques semaines entre vos dégustation, votre mémoire olfactive aura le temps de se reposer. Prenez le temps de noter vos impressions, vos émotions, les arômes perçus et la structure du vin. Ce petit rituel vous aidera à muscler votre palais, affiner votre mémoire olfactive et mieux comprendre la complexité du vin.
Pour les amateurs de dégustation, le vin nature du Château Haut Roc est parfait. Ce vin exprime sa fraîcheur et sa spontanéité dès l’ouverture, avec des arômes francs et vifs qui se dégustent sur le moment. Ils est idéal pour apprendre à identifier les nuances aromatiques sans attendre, et pour profiter d’un plaisir sensoriel immédiat, autour d’un repas ou d’un apéritif.
Certaines cuvées plus structurées, comme Miss Terre Rieuse en Bordeaux Supérieur ou l'Abel Cuvée en Cadillac liquoreux sont conçues pour vieillir et se complexifier dans le temps. Leur structure, leurs tanins et leur acidité sont les gages d'une belle évolution après quelques années. Posséder plusieurs bouteilles de ces vins vous permet de revenir dessus, d’observer leur évolution, et de mesurer la finesse du savoir-faire.
Ainsi, en fonction de vos envies, vous pouvez constituer un mini-stock de dégustation en commandant les vins de la gamme du Château Haut Roc par mail à chateauhautroc@orange.fr ou par téléphone au 06 32 20 89 95. Vous pouvez même passer directement à la propriété pour rendre visite à Gérald.